Un ami m’a parlé d’un homme qui guérit les blessures invisibles.
Cet homme est un savant au grand cœur.
Il reste en faction sur un mont.
Surplombant la capitale des Cévennes, une flamme l’anime.
Mon ami m’a dit que je le trouverais à la lueur de sa lanterne.
Dans la nuit, j’ai vu cette lueur.
Je l’ai suivi comme l’on suit une étoile.
Elle brille toujours au milieu du chaos laissé par la guerre et la violence.
Une fois trouvé, cet homme m’a ouvert sa maison.
Comme un père l’ouvre à son fils.
Mon lit était fait pour que je puisse m’y reposer.
Mon repas était chaud pour que mon corps se régénère.
Comme un refuge il laisse sa maison ouverte.
Ceux qui cherchent dans la nuit s’y retrouvent.
Ceux qui souffrent trouvent le réconfort.
Ceux qui voyagent trop chargés, laissent ce qui les encombre.
Seul et à pied j’ai quitté sa maison pour qu’il se repose lui aussi.
Mais il m’a rattrapé pour me raccompagner.
Il ne voulait pas me laisser sous la pluie face à des chemins tortueux.
Avant de me quitter, il m’a offert une chose essentielle et bien visible : son amour.
Florent M